L’endettement, un indicateur précoce de l’addiction aux jeux d’argent
Forts de son expérience de terrain auprès des personnes en difficulté financière, le pôle recherche CRÉSUS publie une étude inédite sur le processus d’endettement dans l’addiction aux jeux d’argent. Menée pendant deux ans, à partir d’entretiens avec des personnes accompagnées et de l’analyse de données financières réelles, cette recherche démontre que l’endettement n’est pas seulement une conséquence du jeu excessif. Il constitue un signal d’alerte précoce, marquant le basculement entre du jeu récréatif vers le jeu excessif.
Cacher les dépenses, trouver de l’argent : une étude au cœur des stratégies des joueurs
Face au manque de ressources financières, le joueur qui ne parvient plus à contrôler sa pratique va mobiliser de nombreuses stratégies pour trouver de l’argent : crédits, emprunts, multiplications des comptes bancaires, cryptomonnaies…
Pris dans un engrenage, le joueur priorise sa dépense de jeu au point de faire basculer l’ensemble de son budget (repousser ses charges courantes, découverts…), fragilisant progressivement son équilibre financier.
En parallèle, à mesure que la situation se dégrade, le joueur dissimule sa pratique de jeu, encouragé par un sentiment de honte et de culpabilité constant. A partir de ce constat, la demande d’aide vers un tiers de confiance, ainsi que la détection des situations à risque est particulièrement complexe.
Dès lors, comment les acteurs peuvent-ils accompagner les joueurs vers un rétablissement personnel et financier ?
Prévenir le surendettement lié au jeu
Au croisement de la littérature scientifique et de l’expérience terrain, l’étude propose des pistes concrètes de prévention et d’action, destinées aux acteurs du jeu, aux établissements bancaires et aux professionnels de l’accompagnement social. Une avancée majeure pour mieux détecter et prévenir l’addiction aux jeux d’argent.
Avec cette étude, CRÉSUS affirme une conviction forte : la connaissance issue du terrain est un levier essentiel pour faire évoluer les politiques de prévention, renforcer la coordination des acteurs et mieux protéger les publics les plus fragiles.
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